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J’ai testé le saut à l’élastique

Le saut à l’élastique appelé aussi bungie ou jumping m’a toujours excité mais je n’étais pas décidé à franchir le pas que ce jour J avant l’enterrement de ma vie de célibataire. A l’origine il paraît d’ailleurs que le bungie est une pratique d’une tribu de l’archipel du Vanuatu pour marquer le passage de l’adolescent à l’âge adulte. Donc, me voilà avec mon copain, un téméraire comme moi, direction vers le viaduc du Saint-Gervais Mont-blanc pour essayer cette activité ludique. Pour ma part, j’avoue que je l’ai fait plus pour la quête de sensations fortes que pour le défi. Parce que j’ai regardé les vidéos des pratiquants de ce saut à l’élastique. Ils s’en sortent vivant sans égratignures avec le sourire aux lèvres, heureux de l’avoir réalisé, pourquoi pas moi ?

La préparation sur le lieu

Nous avions fait l’inscription quelques jours auparavant. Aucun de nous ne souffre de problèmes de cœur ou de vertige. Donc le jour de nos essais, nous sommes partis au petit matin vers le viaduc du Saint-Gervais. Après avoir fait un tour du pont, afin de mieux appréhender ce qui va nous arriver plus tard, nous nous sommes placés sur la file d’attente pour être équipé. Un peu d’angoisse, d’excitation, de panique, de curiosité, de soif d’expérience a rempli ma tête. J’ai réalisé d’un coup que je n’ai jamais sauté dans le vide pendant ma vie ! Et là, un responsable a pris le bout de papier sur lequel on a noté nos prénoms et noms et la date où nous sommes passés. Après, il nous a dit d’avancer et après avoir été pesé, nous attendons notre tour. Et là je regarde les gens avant moi sauter, je vois leurs chutes et je me suis dit « c’est un plutôt risqué, je ne sais pas si je suis capable d’en faire ! ». Les cris de spectateurs ajoutent aussi l’excitation, car eux ne veulent pas faire le plongeon, mais font de hurlement à chaque saut pour tous ceux qui font des essais.

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Mon tour arrive !

Puis on nous a appelés, nous étions dans le starting-block. Nous étions équipés de chevilles d’une serviette puis d’une sangle enroulée autour. Puis c’est l’accrochage de l’élastique. Quand je me suis mis débout, je sentais le poids de l’élastique sur mes chevilles. A petits pas, j’avançais jusqu’au tremplin et je n’ai pas résisté à la tentation de regarder en bas. Et d’un coup, je me sens légèrement tendu après le décompte de, 5,4,3,2,1 puis go. J’ai poussé sur mes jambes non sans hésitation mais ma peur du vide s’est rapidement volatilisée dès que je tombais. Un tas de ressenti difficile à décrire, ressemblant à l’ivresse m’a envahi et tout mon corps sentait cet instant magique. Je ne saurais pas dire si la chute a duré combien de secondes mais au moment où je faisais mon premier rebond, j’ai senti un freinage léger signifiant que j’étais de nouveau en hauteur. C’était exceptionnel. Je montais et je suis complètement détendu. Les rebonds étaient bien puis on m’a demandé d’attraper la corde entre mes jambes. Le personnel a manœuvré ensuite l’élastique pour mon atterrissage. Ouf, ce n’était pas si mal, ça en vaut quand même l’expérience pour mon adieu du célibat !

Sinon, vous pouvez le faire ici.